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L'histoire du Stade de Reims (Partie 4)

L'histoire du Stade de Reims (Partie 4)
L'écusson des anciens du Stade de Reims, ceux qui ont fait la gloire de notre club...


Douze ans de D2

Revoilà donc le Stade de Reims en deuxième division. La situation financière du club est encore précaire et c'est avec une formation rajeunie que le Stade dispute le championnat 1979/1980. Au gré des séries de victoires et de défaites, les jeunes rémois se retrouvent vite englués dans le milieu du classement avant de finir à une méritante sixième place.
Et les deux saisons suivantes n'offrent guère plus d'occasion de s'enflammer. Le stade Auguste Delaune se vide peu à peu et la sinistrose tend à envahir la Cité des Sacres. Les Rouge et Blanc naviguent toujours dans le ventre mou de la D2 d'abord à la dixième puis à la sixième place.
La saison 1982/1983 offre pourtant une chance inespérée aux rémois pour retrouver l'élite. La D2 est maintenant divisée en deux groupes et Reims évolue dans le groupe sud. Très vite les Stadistes jouent les premiers rôles et le public rémois se prête au jeu. Delaune sonne moins creux et l'équipe reste à la lutte pour la montée. Mais c'est Toulon qui remporte finalement le précieux sésame. Reims joue les barrages mais échoue face à Nîmes. Peu importe, le Stade de Reims semble sur la bonne voix.

Et l'espoir perdure pendant toute la saison suivante puisque les rémois sont à la lutte pour disputer une nouvelle fois les barages. Mais une défaite au Red Star met fin au fol espoir et Reims doit se contenter de la quatrième place.
Carlos Bianchi est de retour pour le début de la saison 1984/1985. Le président Bazelaire veut sortir le Stade de Reims de la D2 et ce retour renforce l'optimisme ambiant. Mais malgré une impressionnante entame de championnat, le Stade et son buteur vedette montrent leurs limites. "Carlos" n'est plus aussi efficace et malgré sa solidité défensive l'équipe reste moyenne.
Plus que moyenne même puisque peu à peu elle glisse dans la deuxième partie de tableau. Bianchi raccroche les crampons et devient l'entraineur d'une équipe qui déçoit encore ses quelques fidèles supporters avec une douzième place finale.
La saison 1985/1986 démarre plutôt bien et les résultats ravivent un peu la flamme du côté de la Chaussée Bocquaine. Mais des mois de novembre et décembre calamiteux mettent vite fin aux prétentions rémoises. Une seconde partie de championnat exceptionnelle ne suffit pas et le Stade de Reims échoue à la quatrième place à quatre points du barragiste.
Quatrième c'est encore la place du club champenois à la fin de la saison suivante mais une belle aventure en Coupe de France est venue atténuer la déception. Les hommes de Carlos Bianchi éliminent successivement Metz, Mulhouse, Martigues et Laval pour se retrouver en demi finale face à l'Olympique de Marseille. Battu au Vélodrome 2-0, Reims croit encore en ses chances mais l'OM est trop fort. Dans un stade Delaune "chaud comme une bouillote" (27 774 spectateurs, record absolu), les marseillais s'imposent facilement 5 buts à 1 mettant fin à la folle aventure des Rouge et Blanc.

Mais le Stade de Reims n'abdique pas et réitère son exploit lors de la saison 1987/1988. Transparente en championnat (Reims termine à la septième place), l'équipe rémoise se métamorphose en coupe et sort Bastia, Le Havre et Châtellerault pour se retrouver une seconde fois consécutivement à 180 minutes du Parc des Princes. Après l'OM la saison dernière, c'est le FC Metz qui se dresse sur la route des rémois. Lourdement battus en Lorraine 3-0, le retard des Stadistes paraît irréversible. Pourtant la magie de la Coupe de France opère et le Stade de Reims mène 3-0 à vingt minutes de la fin ! Finalement Micciche réduit la marque et Metz arrache la qualification. Le Stade est éliminé et son entraineur argentin vient de diriger les Rouge et Blanc pour la dernière fois.
Les saisons 1988/1989 et 1989/1990 sont malheureusement bien moins enivrantes.
Sous la houlette de Dominique Bathenay puis de Jacky Lemée, l'effectif est fortement chamboulé et peine à trouver une cohésion. Le spectacle proposé à Delaune est bien pauvre et des rumeurs de mauvaise gestion financière commencent à circuler. Résultats des courses, Reims joue les seconds rôles en D2 (9ème) et le club change de présidant change de président à la fin de la saison, Serge Bazelaire cédant son siège.
En 1989 le début de championnat est plutôt bon mais le Stade voit une nouvelle fois ses ambitions tomber à l'eau à cause d'une accumulation de contre-performances durant l'automne. Classée septième, l'équipe restera donc en D2 l'année prochaine... à condition de trouver un repreneur. La situation financière du club est mauvaise et l'on évoque une probable rétrogradation en troisième division ou pire une liquidation judiciaire.
Heureusement un homme vient au chevet du Stade de Reims ce qui permet au club de redémarrer la saison 1990/1991 en deuxième division.
Mais l'homme providentiel ne fait qu'illusion, préférant se retirer au début du championnat. Serge Bazelaire s'engage alors personnellement et permet à l'équipe de débuter la compétition avant de passer la main. Si les coulisses demeurent donc agitées, le côté sportif est beaucoup plus serein et sous les ordres de Didier Notheaux, les Rouge et Blanc obtiennent une inespérée sixième place. Et Reims s'illustre en coupe en remportant celle de la Ligue face à Niort.
Malheureusement les caisses du club restent désespérément vides et la décision de la DNCG tombe : le Stade de Reims est rétrogradé en D3.

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Source des informations : Site officiel du Stade de Reims

# Posté le mardi 11 mars 2008 12:14

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